ASK THE DUST ,JOHN FANTE (…) Je me rappelais les cartes routières de la région. Aucune route, aucun patelin, aucune vie humaine entre ici et l’autre côté du désert, rien que la désolation sur près de cent bornes. Je me suis levé et j’ai continué à marcher. J’étais raide gelé et pourtant j’étais en nage .Le gris à l’est s’est mis à blanchir, virant au rouge .Ensuite la gigantesque boule de feu s’est levé des buttes noires. Sur toute cette désolation régnait une suprême indifférence, juste une nuit qui prenait fin et un jour de plus qui commençait, et pourtant l’intimité secrète de ces collines, leur merveilleux silence consolateur, faisait de la mort une chose de peu d’importance. Vous pouviez toujours mourir, le désert demeurait là pour cacher le secret de votre mort, resterait là après vous pour recouvrir votre mémoire de vents sans âge, de chaleur et de froid. (…)
ASK THE DUST
John FANTE
ASK THE DUST ,JOHN FANTE
(…) Je me rappelais les cartes routières de la région. Aucune route, aucun patelin, aucune vie humaine entre ici et l’autre côté du désert, rien que la désolation sur près de cent bornes. Je me suis levé et j’ai continué à marcher. J’étais raide gelé et pourtant j’étais en nage .Le gris à l’est s’est mis à blanchir, virant au rouge .Ensuite la gigantesque boule de feu s’est levé des buttes noires. Sur toute cette désolation régnait une suprême indifférence, juste une nuit qui prenait fin et un jour de plus qui commençait, et pourtant l’intimité secrète de ces collines, leur merveilleux silence consolateur, faisait de la mort une chose de peu d’importance. Vous pouviez toujours mourir, le désert demeurait là pour cacher le secret de votre mort, resterait là après vous pour recouvrir votre mémoire de vents sans âge, de chaleur et de froid. (…)
ASK THE DUST
John FANTE